Arabcin's Magazine
Areen
No.29 - March 2003

La Galligraphie arabe

 
 

La galligraphie arabe est formée le moyen incarné du langage qui a doté par les caractéristiques culturelles, historiques, psychologiques et le mémoire commun, elle est formée aussi un message sacré dont les arabes se distingue dans tous les nations, c’est le Coran ,pour cela la calligraphie arabe devient posséder une caractére sacrée qu’on ne peut pas la trouver dans les autres langues à tout le monde, les arabes s’efforcent pour accorder aux letters arabes une situation élevée et une position suprême que le Coran l’a donné à cette calligraphie.
Rythme des phrases révélées, rythme des mots écrits… La calligraphie prend dans le silence le relais de la parole pour porter le texte divin au sommet et l’acte esthétique.
Facilitée par le graphisme puissant de l’alphabet arabe qui plus que tout autre se prête aux tracée élégants et majestueux La calligraphie a reflété au cours des siécle à travers le monde musulman de l’Espagne l’évolutoin de l’écriture arabe pratiquée par les copistes.
L’arabe fait partie du groupes des écritures sémitiques alphabétiques où les consonnes essenteillement sont écrites . L’arabe du Coran est issu de l’écriture du nord de l’Arabie qui dériverait de l’écriture nabatéenne elle-même née de l’écriture araméenne.
La plus ancienne reference à l’écriture arabe en Arabie est appelée Jazm celle-ci devient peu à peu l’écriture de tous les Arabes jusqu’à l’avènement de la religion musulmane où elle reçoit de surcroît le statut d’écriture du livre sacré.
L’extension territoriale de l’Islam favorisa la fondation de nouvelles cites telle que Kufah en Iraq (fondée en 683-639 sous régne du deuxième calife ?Umar). Son développement en tant que foyer d’érudition suscita l’emergence d’une nouvelle graphie: al-Khatt al-Kufi l’écriture coufique.
Les premières copies de la vulgate uthmanienne furent écrites dans les graphies de la Mecque et de Médine-variantes locales du Jazm-puis dans les écritures de Kufah (et plus tard dans la diverses graphies arabes qui se développèrent dans le monde musulman).
Issues du jazm les écritures mašq et Higazi témoignent des premiers styles qui ont présidé à la fixation du texte sacré.
Bientôt, l’écriture Kufi angulaire qui atteint la perfection à la fin du VIII siècle acquiert une prééminence et devient l’unique écriture hiératique employée pour la copie du Coran. Les caractéristiques dominantes du Kufi courts traits verticaux et longues horizontals ont conduit à l’écrire sur des surfaces plus longues que hautes. D’où les formats oblongs de plupart des Corans Kufi avec cependant des exceptions.
Le Kufi Occidental s’est formé à Kairouan fondée par les Arabes en 670, sa grande mosquée était un pôle intellectuel qui abritait une école de calligraphie où furent copiés un grand nombre de Corans. Plus conservateur le Kufi Occidental se distingue par le demi-cercles, sous la ligne d’écriture que forment les letters basses ainsi dilatées. Ces arrondis modulent le texte selon un rythme souple que l’on retrouvera dans les écritures magribi.
L’écriture des voyelles et des signes diacritique qui permettent de distinguer deux consonnes possédant le même dessin évolua avec les styles de la graphie, dans le cadre d’une réforme de l’écriture arabe qui se réalisa à travers un certain nombre d’étapes ponctuées par de grands noms de grammairiens arabes.
Abu al-Aswad al-Duali (mort en 688) fondateur légendaire de la grammaire arabe serait l’auteur du système qui consiste à placer des grands points colorés pour indiquer les voyelles non représentées par des letters. Appelé taškil, ce système fut étroitement associé aux écritures Kufi et dérivées.
Le deuxième problème de la différenciation des consonnes fut réglé, d’après la tradition islamique par al-Hajjaj ibn yusuf al-Taqafi vice-roi omeyyade (694-714) qui régnait sur la partie orientale de l’Empire. Les signes diacritiques étaient des petits points noires au nombre de un, deux ou trois placés au dessus ou au dessous du ductus de la lettre.
La substitution aux points de courts traits diagonaux ne résolut pas le problème, et une solution fut recherché qui permettrait au scribe d’écrire avec une seule conleur d’encre. Elle fut trouvée par al Khalil ibn Ahmad al Farahidi grammairien et philologue arabe (mort en 786) qui censerva les points de al-Hajjaj pour la différencation des consonnes mais remplaça représentatoin des voyelles d’Abu al-Aswad par huit nouveaux signes de vocalisation (par exemple fathah,, kasrah, dammah, pour n’evoquer que les trois premiers).
Ces trois systèmes furent employés indépendamment ou simultanément selon les graphies.Puis le pointage des consonnes de al-Hajjaj et les signes de vocalisation de al-Khalil ont été unifies en un seul système complémentaire qui rarement utilisé en Kufi traditional, fut employé en Kufi oriental et dans les écritures cursives.
Dès ses origines au Hejaz et depuis l’écriture arabe se divise en deux grandes catégorie: le muqawwar wa mudawwar (incurvée et arrondie) ou l’écriture cursive et le mabsut wa mustaqim (allongée et droite) ou l’écriture Kufi angulaire . Cette dermière traditionnellement en usage pour la copie du Coran pendant les cinq premiers siècles de l’Islam , fut par la suite employee uniquemment pour les titres et les chapitres du livre sacré ainsi que pour la basmala. L’écriture cursive la supplanta. Très ancienne , elle fut au cours des siècle et dans les différentes parties de la “terre d’Islam” l’objet de variations stylistiques trop nombreuses pour être évoquées ici. Nous nous limiterons donc aux styles présentés dans l’exposition.
L’écriture cursive propre au Maghreb, le magribi, apparut au XI siècle. Elle conserve à l’instar du Kufi occidental une ligne coulante par le jeu de ses courbes ouvertes qui s’épanouissent en boucles d’or ou d’encre sur la fleur ou la clair du parchemin.
Plus exceptionnellement, dans une graphie blanche et or sur fond brun-pourpre. La grâce et la légèreté du magribi contrastent avec la massivité du Kufi ornemental choisi pour les titres.
Dans le même temps au Mashrek à l’époaue abbasside au X siècle environ, émergèrent six styles d’écriture cursive sous le nom D’al-aqlam al-sittah (les six plumes) qui sont selon la tradition le tulut, le nash, le muhaqqaq, le rayhani, le riqa, le tawqi. Toutes ces écritures furent largement utilisées par les chancelleries musulmanes. Quatre seulement, les trois premières et les dernière, ont été usitées pour copier les Corans.
Les six styles auraient été individualisés par calligraphe et vizir de genie Abu?Ali ibn Muqlah. Sa compétence et sa connaissance de la science géométrique introduisirent l’étape la plus importante dans la calligraphie cursive arabe. Il instaura dés règles calligraphiques de base, fondées sur trois unités de mesure: le point en losange, l’alif le cercle étalon.
Le point en losange était obtenu en appuyant le qalam en diagonale sur le papier, les quatre côtés égaux du point étant de la dimension de la largeur du qalam.
  L’alif était un trait vertical droit, mesurant de 5à 7 losanges alignés sommet contre sommet.
Le cercle étalon avait pour rayon l’alif et état utilisé comme ce dermier en tant que forme  géométrique de la base.
Cette nouvelle méthode d’écriture fut nommée al-hatt al-mansub un autre calligraphe Ibn al Bawwab enrichit (mort en 1022) ce système dans style gracieux nommé al-mansub al-fa?iq (le mansub elegant).
Quelque deux siècle plus tard Yaqut al-Musta?simi inventa une nouvelle façon de tailler ses plumes de roseau leur donnant une coupe oblique.
Cela enrichit les six écritures. Puis Yaqut créa un nouveau style de tulut, auquel on donna le nom de Yaquti.
Le Tulut(tiers): tirerait son nom du principe selon lequel un tiers de chaque lettre est penché. C’est celui des aqlam al-Sittah qui a survécu le pluc longtemps.
Le Nash: (suppression, abrogation) remonte à la fin du XIII siècle et se répand à la fin du siècle suivant. sa diffusion fut favorisée par l’adoptation du support papier en Orient islamique.
Amélioré par le système d’Ibn Muqlah et par la main d’Ibn al-Bawwab il devint une écriture digne du Coran. Grâce à ce haut dergé de qualité il existerait plus de Corans copiés en nash que dans toutes les autres graphies arabes rassemblées.
Le Muhaqqaq (fortement exprimé, produit avec méticulosité) ce mot correspond dans un premier temps à une écriture ancienne dont les letters étaient moins angulaire que le Kufi et les ligatures espacées.
Très prisée durant califat d’al-Ma’mun (813-833) elle aquit une certaine rondeur puis fut modifiée par Ibn Muqlah et parfaite par Ibn al-Bawwab .
Alerte, ample, équilibrée en déliés allongés et hautes hampes qui se terminent sur un berf retour du qalam, cette écriture a été, pendant plus de quatre siècle, la graphie choisie pour les Corans de grand format dans tout l’Orient musulman.
Le Tawqï (signature) fut crée à l’époque du calife  al-Ma’mun  très lié, rapide, proche du tulut dont il dériverait il aurait été également façonné par l’écriture riyasi (ministérielle) utilisée par les califes abbassides sur les actes et les registres officiels pour signer leur nom et leur titre. Son utilisation extrêmement rare pour les texte religieux érige le Coran de Vust Afghanistan copié en (1111-1112) en heureuse exception.
D’après la tradition quatre autre styles cursifs outré Les six plumes doivent être considérés comme importants. Ce sont le gubar, le tumar le ta?liqet le nasta?liq. Seule le premier et le dermier sont presents danx l’exposition.
Le Gubar (poussière) est également connu sous le nom d’écriture micrographique. Apparue au XI siècle elle dériverait du riyasi.
Le Nasta?liq ( compose des mots nash et ta?liq  écriture “pendante” créée par les Persans) est une variante du ta?liq  qui s’est formé en Perse à fin du du XV siècle et qui dès lors, est devenu l’écriture nationale. Les calligraphes n’ont eu que très rarement recours au nasta?liq pour copier le Coran. Nous l’apersevons sur un Coran du XVIII siècle en Inde non en tant qu’écriture du texte arabe divin mais dans les marges horizontales entre les lignes tracé rouge d’une glose en langue persane.
La calligraphie arabe est un art et une science. L’accomplissement esthétique et decoratif recherché par le calligraphe passe par une connaissance parfaite de la stucture de la langue et de sa signification littérale. C’est pourquoi ses auteurs les maîtres calligraphes, étaient jugés dignes par la société musulmane d’atteindre la double célébrité de l’artiste et du savant respecté.






 
 
 
 
 
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