Né à
Wadi Ash (Guadix)
et mort à
Marrakesh Abü
Baker Mouhamad Ibn
Tufayl comtemporain
et disciple indirect
dIbn Badjdja,
appartient slon
les historient ,
à la génération
qui précède
celle dIbn
Rushd. Descendant
de la célèbre
famille arabe de
Kays, il sest
illustré
par ses talents
dhomme politique
, de savant et de
philosophie.
Il exerça
auprés du
souverain almohade
Abü Ya΄
küb Yüsuf
,prince des croyants
et roi philosophe
, les charges de
vizir (secrétaire
personnel) et de
médecin ,
faisant de la cour
du prince un pôle
dattraction
pour les savants
de tous les pays.
Cest dans
ce climat de tolérance
et démulation
que le jeune Averroés
a connu la fortune
et la ronommé;
Ibn Tufayl reconnondé
ce dermier au souverain
dan le dessin déclaircir
le contenu, jugé
ambigu des livres
dAristote
tâche quil
ne pouvait lui-même
remplir étant
donné son
âge avancé.
Au sujet de ércit
dIbn Yufayl
, dont la plupart
sont perdus, les
témoignages
quon peut
receuillir des différents
bibliographes ne
concornt guére.
Dans le domaine
médical ,
il aurait échangé
quelques traités
avec Averroés
; on lui attribue
aussi deux volumes
de médcine
, aussi quun
poéme sur
médicaments
simples. Dune
maniére générale,
létude
de la carrière
scientifique dIbn
Tufayl se heurte
à une difficulté
insurmontable. En
astronomie , par
example , labsance
totale dun
texte complet relatif
au système
quil a imaginé,
nous réduit
à formuler
de simples conjectures.
Ce système
qui, daprès
un auteur juif du
début du
XIV siécle
a mis en émoi
le monde entier
est décrit
de maniére
sommaire par lastronome
arabe Al-Bitrüdjï
en ces terme: tu
sais que lillustre
Kädï Abü
Baker nous disait
quil avait
trouvé un
système astronomique
et des principes
pour ces différents
mouvements. Autres
que le principe
qu posé
Ptolémée
et sans admettre
ni excentrique ni
épicycle
; et avec ce système
disait il
tous ces mouvements
son démontrés
et il nen
résulte rien
de faux .
Se fondant sur ce
témoignage
certains chercheurs
nont pas hésité
à présenter
Ibn Tufayl comme
un précurseur
de Copernic ou Galilée.
Malheureusement
lampeur et
le contenu reel
de ses inportants
travaux en astronomie
demeurent aussi
mystérieux
que ceux de son
contemporain Ibn
Bädjdja.
À ce propos
il importe de rectifier
une erreur encore
persistante : en
effet lhomonymie
du surnom latin
dAbubacer
donné à
Ibn Tufayl avec
celui de philosophe
de Saragosse également
appelé par
les scolastiques
Abubacer a été
à lorigine
dune confusion
dans laquelle plusieurs
historiens de la
philosophie sont
tombés (S.Munk.Mélanges
de philosophie juive
et arabe ; Corbin
histoire de la philosophie
islamique) et qui
consiste à
attribut à
Ibn tufayl la these
de lidentification
de lintellect
materiel avec les
intentiones imaginate.
Or cette these critique
par Averroès
dans son commentarium
magnum du traité
de lâme
apartient incontestablement
à Ibn Bädjdja
et non à
Ibn Tufayl .
Mais si lon
connaît moins
bien luvre
scientifique dIbn
Tufayl sa philosophie
par contre est consignée
dans un seul écrit
sous la forme dun
roman allégorique
qui sintitule
: Hayy b.Yakzan
(le vivant fils
du Vigilant ,le
Vigilant étant
celui qui ne dort
jamais cest-à-dire
Dieu). Ce livre
bien quempruntant
ses personnages
à un conte
symbolique exessivement
aride dIbn
Sïnä peut
être regardé
comme une uvre
parfaitement originale
. Traduit au XIV
siécle en
hébreu par
Moïse Narbonne
il a été
de nouveau traduit
en latin par Pocock
sous le titre de
philosophus autodidactus.
Son importance a
été
souligné
par plusieurs historiens
et penseurs de différents
époques .E.Renan
le considére
comme étant
peut être
le seul de tous
les monuments de
la philosophie arabe
qui puisse nous
offrir plus quintérêt
philosophique.Au
milieu duXVII siécle
déjà
Baltasar Graciän
le célèbre
jésuite aragonais
sen inspira
largement pourédiger
la premiére
partie de son roman
El Criticón.Leibniz
fit un grand éloge
de cet écrit
quil lut dans
sa version latine:
Spinoza laurait
lui aussi connu
et apprécié.
Par là le
philosophe de Cadix
en un style admirable
a réussi
une synthése
heureuse entre deux
courants de pensée
qui ont particulièrement
manqué son
époque :
le péripatétisme
maghrébin
dIbn Bädjdja
qui accorde la priorité
à la méthode
des sciences spéculatives
et la voie de méditation
qui selon lenseignement
dAvicenne
et de Ghazali conduit
à lintitution
extatique. Ce récit
de constitue nullement
comme on la
prétendu
un roman à
la Robinson Crouse.
Il commence rellater
la naissance de
Hayy b.Yakzan au
sujet de laquelle
lauteur laisse
le choix entre deux
explications: selon
la premiére
le héros
serait né
sans père
ni mère par
génération
spontanéeet
serait le résultat
dun équilibre
entre les quatres
éléments
naturels conbinés
au sein de la terre
en fermentation
la genèse
de Hayy se serait
faite sous léquateur
endroit considéré
par le philosophe
comme étant
le plus tempéré
de notre plantè
contrairement à
lopinion dAristote
dans les Météorologiques
. selon la seconde
explication , le
héros serait
le fils dune
prinsesse qui pour
sauver son enfant
dune mort
certaine laurait
aux flots en prenant
soin de lenfermer
dans un coffrs.
Élevé
par une gazelle
qui vient de perdre
son faon lenfant
grandit observe
compare déduit
prévoit améliore
et exerce progressivement
son savoir pratique
tout en déveleppement
la fitra disposition
naturelle à
connaître
à comprendre
lunivers.Poussé
par un curiosité
grandissante il
découvre
à la mort
de sa mère
adoptive le siége
de lâme
: le cur .
Et multipant par
la suite les opérations
de dissection et
de vivisection ne
cesse de sélever
dune connaissance
frangementaire une
connaissance de
plus en plus unifiée
et ainsi de plus
en plus générale.Ayant
atteint à
vingt un ans le
dévelepement
complet de ses facultés
il se hisse du stade
de la conaissance
discursive du monde
phisique à
celui de la science
pure du réalités
immatérielle
Notons que la progression
du héros
sinspire beaucoup
du Régime
solitaire dIbn
Bädjdja .Àcinquiante
ans Hayy est rejoint
sur son île
par Asal homme dont
la piété
égale lintelligencequi
se met à
lui enseigner le
langage et à
le préparer
à revenir
à la vie
socile afin de prêcher
la vérité
parmi les sujets
du roi Salaman .Laccord
se fait entre eux
sur un point capital
: la vérité
prophétique
à quelle
adhère Asal
diffère en
rien quant au fond
de la vérité
que Hayy a découverte
selon lordre
naturel par la lumiére
de la raison. Le
spectacle de lharmonie
de lunivers
ne la-t-il
pas naturellement
conduit à
laffirmation
lun Dieu unique?Mais
voilà que
cette vérité
doublement éclairée
et quils souhaitent
répandre
se heurte à
lhostilité
et à limcompréhension
de gens confinés
dans une forme de
commaissance vulgaire
et bornée.
Les deux hommes
retournent alors
sur leur île
pour retrouver dans
la méditation
transcendantale
la félicité
suprême. Le
conflit entre la
philosophie et la
religion est-il
comme on l
a prétendu
désesépéré
et sans issue? Lessai
de réponse
donné par
Ibn Tufayl peut
être regardé
comme tentative
pour légitimer
à sa manière
la connaissance
rationnelle tout
en évidant
de sattirer
les foudres de lorthodoxie
musulmane de cette
époque il
est éclairant
de voir par exemple
Averroès
consacrer à
cette question capitale
un ouvrage qui porte
le nom de Traité
décisif.