Arabcin's Magazine
Areen
No.28 February 2003

Ibn Tufayl

 
 
Né à Wadi Ash (Guadix) et mort à Marrakesh Abü Baker Mouhamad Ibn Tufayl comtemporain et disciple indirect d’Ibn Badjdja, appartient slon les historient , à la génération qui précède celle d’Ibn Rushd. Descendant de la célèbre famille arabe de Kays, il s’est illustré par ses talents d’homme politique , de savant et de philosophie.
Il exerça auprés du souverain almohade Abü Ya΄ küb Yüsuf ,prince des croyants et roi philosophe , les charges de vizir (secrétaire personnel) et de médecin , faisant de la cour du prince un pôle d’attraction pour les savants de tous les pays. C’est dans ce climat de tolérance et d’émulation que le jeune Averroés a connu la fortune et la ronommé; Ibn Tufayl reconnondé ce dermier au souverain dan le dessin d’éclaircir le contenu, jugé ambigu des livres d’Aristote tâche qu’il ne pouvait lui-même remplir étant donné son âge avancé.
Au sujet de ércit d”Ibn Yufayl , dont la plupart sont perdus, les témoignages qu’on peut receuillir des différents bibliographes ne concornt guére. Dans le domaine médical , il aurait échangé quelques traités avec Averroés ; on lui attribue aussi deux volumes de médcine , aussi qu’un poéme sur médicaments simples. D’une maniére générale, l’étude de la carrière scientifique d’Ibn Tufayl se heurte à une difficulté insurmontable. En astronomie , par example , l’absance totale d’un texte complet relatif au système qu’il a imaginé, nous réduit à formuler de simples conjectures.
Ce système qui, d’après un auteur juif du début du XIV siécle “a mis en émoi le monde entier” est décrit de maniére sommaire par l’astronome arabe Al-Bitrüdjï en ces terme: “tu sais que l’illustre Kädï Abü Baker nous disait qu’il avait trouvé un système astronomique et des principes pour ces différents mouvements. Autres que le principe qu’ posé Ptolémée et sans admettre ni excentrique ni épicycle ; et avec ce système disait –il tous ces mouvements son démontrés et il n’en résulte rien de faux .”
Se fondant sur ce témoignage certains chercheurs n’ont pas hésité à présenter Ibn Tufayl comme un précurseur de Copernic ou Galilée. Malheureusement l’ampeur et le contenu reel de ses inportants travaux en astronomie demeurent aussi mystérieux que ceux de son contemporain Ibn Bädjdja.
À ce propos il importe de rectifier une erreur encore persistante : en effet l’homonymie du surnom latin d’Abubacer donné à Ibn Tufayl avec celui de philosophe de Saragosse également appelé par les scolastiques Abubacer a été à l’origine d’une confusion dans laquelle plusieurs historiens de la philosophie sont tombés (S.Munk.Mélanges de philosophie juive et arabe ; Corbin histoire de la philosophie islamique) et qui consiste à attribut à Ibn tufayl la these de l’identification de l’intellect materiel avec les intentiones imaginate. Or cette these critique par Averroès dans son commentarium magnum du traité de l’âme apartient incontestablement à Ibn Bädjdja et non à Ibn Tufayl .
Mais si l’on connaît moins bien l’œuvre scientifique d’Ibn Tufayl sa philosophie par contre est consignée dans un seul écrit sous la forme d’un roman allégorique qui s’intitule : Hayy b.Yakzan (le vivant fils du Vigilant ,le Vigilant étant celui qui ne dort jamais c’est-à-dire Dieu). Ce livre bien qu’empruntant ses personnages à un conte symbolique exessivement aride d’Ibn Sïnä peut être regardé comme une œuvre parfaitement originale . Traduit au XIV siécle en hébreu par Moïse Narbonne il a été de nouveau traduit en latin par Pocock sous le titre de philosophus autodidactus. Son importance a été souligné par plusieurs historiens et penseurs de différents époques .E.Renan le considére comme étant “peut être le seul de tous les monuments de la philosophie arabe qui puisse nous offrir plus qu’intérêt philosophique”.Au milieu duXVII siécle déjà Baltasar Graciän le célèbre jésuite aragonais s’en inspira largement pourédiger la premiére partie de son roman El Criticón.Leibniz fit un grand éloge de cet écrit qu’il lut dans sa version latine: Spinoza l’aurait lui aussi connu et apprécié.
Par là le philosophe de Cadix en un style admirable a réussi une synthése heureuse entre deux courants de pensée qui ont particulièrement manqué son époque : le péripatétisme maghrébin d’Ibn Bädjdja qui accorde la priorité à la méthode des sciences spéculatives et la voie de méditation qui selon l’enseignement d’Avicenne et de Ghazali conduit à l’intitution extatique. Ce récit de constitue nullement comme on l’a prétendu un roman à la Robinson Crouse. Il commence rellater la naissance de Hayy b.Yakzan au sujet de laquelle l’auteur laisse le choix entre deux explications: selon la premiére le héros serait né sans père ni mère par “génération spontanée”et serait le résultat d’un équilibre entre les quatres éléments naturels conbinés au sein de la terre en fermentation la genèse de Hayy se serait faite sous l’équateur endroit considéré par le philosophe comme étant le plus tempéré de notre plantè contrairement à l’opinion d’Aristote dans les Météorologiques . selon la seconde explication , le héros serait le fils d’une prinsesse qui pour sauver son enfant d’une mort certaine l’aurait aux flots en prenant soin de l’enfermer dans un coffrs.
Élevé par une gazelle qui vient de perdre son faon l’enfant grandit observe compare déduit prévoit améliore et exerce progressivement son savoir pratique tout en déveleppement la fitra disposition naturelle à connaître à comprendre l’univers.Poussé par un curiosité grandissante il découvre à la mort de sa mère adoptive le siége de l’âme : le cœur . Et multipant par la suite les opérations de dissection et de vivisection ne cesse de s’élever d’une connaissance frangementaire une connaissance de plus en plus unifiée et ainsi de plus en plus générale.Ayant atteint à vingt un ans le dévelepement complet de ses facultés il se hisse du stade de la conaissance discursive du monde phisique à celui de la science pure du” réalités immatérielle” Notons que la progression du héros s’inspire beaucoup du Régime solitaire d’Ibn Bädjdja .Àcinquiante ans Hayy est rejoint sur son île par Asal homme dont la piété égale l’intelligencequi se met à lui enseigner le langage et à le préparer à revenir à la vie socile afin de prêcher la vérité parmi les sujets du roi Salaman .L’accord se fait entre eux sur un point capital : la vérité prophétique à quelle adhère Asal diffère en rien quant au fond de la vérité que Hayy a découverte selon l’ordre naturel par la lumiére de la raison. Le spectacle de l’harmonie de l’univers ne l’a-t-il pas naturellement conduit à l’affirmation l’un Dieu unique?Mais voilà que cette vérité doublement éclairée et qu’ils souhaitent répandre se heurte à l’hostilité et à l’imcompréhension de gens confinés dans une forme de commaissance vulgaire et bornée. Les deux hommes retournent alors sur leur île pour retrouver dans la méditation transcendantale la félicité suprême. Le conflit entre la philosophie et la religion est-il comme on l’ a prétendu désesépéré et sans issue? L’essai de réponse donné par Ibn Tufayl peut être regardé comme tentative pour légitimer à sa manière la connaissance rationnelle tout en évidant de s’attirer les foudres de l’orthodoxie musulmane de cette époque il est éclairant de voir par exemple Averroès consacrer à cette question capitale un ouvrage qui porte le nom de Traité décisif.




 
 
 
 
 
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