MUSÉES,
INSTITUTS D'ARCHÉOLOGIE
ASSOCIATIONS ET BIBLIOTHÉQUES
A AL-QODS
Les
Musées
Le
Musée le
plus important à
Al-Qods est le Musée
Palestinien des
anti-quités
(ex-Musée
Rockfeller). Il
fut créé
grâce aux
dons du milliardaire
amèricain
J.D. Rockfeller
qui a octroyé,
en 1927, deux millions
de dollars dont
un demi-million
fut destiné
aux travaux de construction
et un autre demi-million
à l'acquisition
des meubles et des
livres. Le million
de dol-lars qui
restait fut déposé
et bloqué
dans la Banque d'Angleterre
afin que les intérêts
puissent couvrir
les dépenses
nécessaires
à la gestion
du Musée.
Celui-ci ouvrit
ses portes au public
en 1938 et lança
la revue con-nue
sous le nom de "Revue
du Musée
Palestinien". Le
Musée est
situé à
l'angle Nord-Est
des murailles d'Al-Qods
à proxi-mité
de Bâb As-Sâhira
et du quartier Wâdi
Al-Jawz.
En
1967, les forces
israéliennes
d'occupation se
sont emparées
du Musée
et ont interdit
à ses fonctionnaires
d'exercer leur profession.
Elles y ont débrobé
les manuscrits de
la Mer Morte (manuscrit
Qamrân) et
les manu-scrits
de Tall Ad-Dowayyir.
Elles ont introduit
des changements
dans l'exposition
des objets en visant
en priorité
leurs propres intérêts.
En outre, elles
ont falsifié
les explications
relatives aux objets
exposés,
par des commentaires
en hébreu.
Enfin, elles ont
doté le Musée
d'affiches publicitaires
tendancieuses.
Le
Musée collectionne
des objets qui remontent
aux différentes
époques de
l'histoire de la
Palestine depuis
l'antiquité
jusqu'à la
fin de l'époque
ot-tomane. Il comprend
une bibliothèque
dotée de
livres et de documents
très utiles
aux chercheurs qui
s'intéressent
à l'histoire
de la Palestine.
Le
Musée islamique
C'est
sur l'intiative
du conseil Législatif
Islamique Suprême
que le Musée
islamique fut
construit
en 1923. Considéré
comme le plus
ancien musée
palestinien, il
occupa d'abord
les locaux du
Ribât Al-Mansûrî
qui date du règne
d'Al-Malik Al-Mansûr
Qalâwûn
(681 H./1282).
En 1929, il fut
transféré
à l'intérieur
de l'enceinte
du Haram Al-Charîf
où il occupa
deux salles qui
constituaient
un angle au Sud-Ouest
de la Mosquée
Al-Aqsâ.
Les
objectifs de la
création
de ce Musée
consistaient à
mettre en relief
et à sauvegarder
le patrimoine
culturel musulman,
à exposer
les différents
objets de valeur
offerts à
la Mosquée
Al-Aqsa et à
la Coupole du
Rocher et à
mettre à
la disposition
des chercheurs,
spécialistes
des études
islami-ques, les
documents de travail
dont ils ont besoin.
Le
Musée islamique
dispose d'une
série d'objets
antiques d'une
grande valeur
comme les bois
omeyyades, des
incrustations
sur métaux
et sur marbre,
des bibelots en
verre et en métal,
des objets en
porcelaine.
Ecoles
d'archéologie
De
nombreuses écoles
spécialisées
dans les recherches
archéologiques
existent à
Al-Qods. C'est
le cas de l'Institut
Britannique des
Antiquités
qui relève
de l'Académie
Britannique. Rappelons
ici que plusieurs
Insti-tuts similaires
sont disséminés
dans le Proche-Orient,
notamment à
Bagh-dâd,
au Caire et à
Ankara.
L'Institut Britannique
pour les Antiquités
a entrepris beaucoup
de fouilles à
Al-Qods et, d'une
manière
générale,
en Palestine ainsi
que de nombreux
recensements qui
concernérent
les monuments
mamelûlk
à Al-Qods
dont une partie
a été
étudiée
par l'archéologue
Burgoyne.
A signaler également
l'Ecole pour les
Etudes Bibliques
et les Antiquités,
l'école
Américaine
pour les Recherches
Orientales, l'Institut
Allemand pour
les Etudes Orientales,
l'Institut anglo-allemand
spécialisé
dans les recherches
archéologiques
du Moyen-Age en
Terre Sainte,
le Fonds Bri-tannique
pour les excavations
en Palestine,
l'Association
américaine
pour les recherches
en Orient et l'Association
juive pour les
fouilles en Pales-tine.
Toutes ces institutions
ont joué
un rôle
à la fois
mystificateur
et destruc-teur
en ce qui concerne
l'histoire et
les monuments
de la Palestine,
à une époque
où les
Palestiniens étaient
principalement
préoccupés
par la sau-vegarde
de leur identité
et de leurs biens
et qu'ils ne saisissaient
pas en-core l'opportunité
des excavations
pour leur cause
nationale. Associations
culturelles
Diverses Associations
littéraires,
à visées
aussi politiques
exerçaient
leurs activités
culturelles en
Palestine. Quelques-unes
datent du temps
des Ot-tomans
comme "l'Association
des Lettres Prospères"
(1898).
En 1908, Khalîl
As-Sakâkinî
a créé
une Association
littéraire
sous le nom de
"Fraternité
Arabe" (Al
Ikhâ Al'Arabî).
Dans une lettre
adressée
en 1920 à
l'un de ses amis,
l'écrivain
Selim Sarkîss
écrit à
l'occasion de
sa visite à
Al-Qods :
"ce qui m'a
surtout plu à
Al-Qods c'est
qu'il s'y trouve
une Association
littéraire
dont le rayonnement
dépasse
de loin celui
des associations
de Damas ou de
Jaffa. Ici les
lions de la littérature
fréquentent
une autre spé-ciale
que craignent
ceux qui ne sont
pas de leur étoffe.
Leurs réunions
m'ont été
d'autant plus
agréables
que j'étais
le premier, comme
tu dois l'imaginer,
à y assister
et le dernier
à les quitter".
Il
y avait également
à Al-Qods
une Association
du nom "Le
Club Arabe"
(An-Nâdî
Al'Arabî).
Elle avait pour
principale activité
l'organisation
de prix littéraires
appelés
"Souk Okâd"
(1924). Ce Club
distribuait des
prix aux gagnants
aux concours de
poésie
pendant les fêtes
célébrées
en l'hon-neur
du Prophète
Moïse.
En
été
1945 s'est constitué
à Al-Qods
"le Comité
pour la Culture
Arabe' avec comme
objectif prioritaire
la défense
et l'illustration
de la culture
arabe. Le Comité,
présidé
par Moussa Ishâq
Al-Husseïnî,
a à son
actif un nombre
considérable
de conférences
culturelles et
d'expositions
de livres.
Toujours
en 1945, on dénombrait
à Al-Qods
environ deux mille
vigt-trois associations
littéraires,
culturelles et
sportives dont
la plus importante,
de nos jours est
celle dénommée
"Rencontre
Culturelle Arabe"
(Al Multaqâ
Al fikrî
Al'Arabî).
Il s'agit-là
d'une association
palestinienne
autonome et sans
buts lucratifs,
dont l'objectif
majeur est la
promotion de la
culture et de
l'économie
en Cisjordanie
comme le suggère
sa devise : "Résistance
et Militantisme".
Ses projets sont
entièrement
financés
par les adhérents
et par les dons
inconditionnels
émanant
d'associations
non-governementales
ayant les mêmes
préocupations.
L'Association
"Al Mutlaqâ
Al Fikrî"
vise donc à
promouvoir la
vie économique
dans les territoires
occupés
en se basant sur
les potentialités
locales, selon
une sratégie
qui permet aux
Palestiniens de
surmonter to-utes
les difficultés
tant sur le plan
culturel qu' économique
et d'exploiter
davantage toutes
les ressources
économiques
et culturelles
propres aux territoires
occupés.
Sur
un autre plan
" Al Multaqâ
Al Fikrî"
oriente les tâches
et les activités
d'autres associations
oeuvrant dans
le champ culturel
palestinien et
ce, par le biais
de la coopération,
de la concertation
et du dialogue
constructif. Elle
stimule les opérations
d'auto-développement
à travers
des pro-grammes
variés,
des ateliers de
travail et des
études
scientifiques
sur le terrain.
Elle considère
les associations
existantes à
vocations agricole,
économique,
culturelle ou
sociale comme
le prélude
à un processus
effi-cace pour
opérer
des changements
radicaux dans
la situation actuelle
et comme une étape
transitoire vers
l'indépendance
imminente de la
Pales-tine.
De nombreux groupes
de recherches
travaillent actuellement
sous l'égide
de l'Association
et sont specialisés
dans les domaines
suivants : études
et recherches,
la culture, l'enseignement,
l'économie,
l'information,
l'infor-matique.
Pour mener à
bien sa mission,
l'Association
dispose d'une
bib-liothèque
spécialisée
dans les ouvrages
qui traitent des
problèmes
du développement
d'un point de
vue purement scientifique
et selon une stratégie
originale : celle
du développment
sous l'occupation.
C'est dans cette
optique que l'Association
a effectué
une étude
détaillée
et approfon-die
sur les réalités
économiques
et sociales des
villages du Ghor
et une autre étude
comparative de
deux villages
dont l'un compte
sur une économie
de consommation
et l'autre sur
une économie
qui boycotte les
produits de l'occupant. Sur
le plan culturel,
les responsable
de l'Association
cherchent à
promou-voir les
potentialités
des jeunes écrivains
et artistes. L'une
des réalisations
les plus importantes
de l'Association
durant ces dernières
années
fut la tenue du
Congrès
ayant pour thème
: "Le dévelop-pement
au service de
la résistance"
dont les résolutions
furent publiées
dans un grand
volume. Des Congrès
similaires seront
tenus dans l'avenir.
Un coup d'oeil
jeté sur
le programme des
activités
de l'Association
en 1986 montre
son dynamisme
et le souci qu'elle
a de faire participer
le plus grand
nombre possible
de ses adhérents.
Reste
à dire
que l'Association
dispose d'un Bureau
de trente-deux
mem-bres parmi
les cadres palestiniens
les plus compétents
dans les secteurs
de l'économie,
de la culture,
des sciences sociales
et humaines.
Les
bibliothèques Avant
l'occupation,
Al-Qods comptait
environ quarante-neuf
biblio-thèques
publiques et privées.
La plus ancienne
d'entre elles
est celle dé-nommée
: "Al-Qodsî
Al-Mokhliss"
qui date de l'an
558 de l'ère
chré-tienne.
La plus récente,
quant à
elle, a été
créée
en 1944 et porte
le nom de : "Qalam
al-matbû'ât"
(La plume des
Publications).
Les autres bibliothèques
les plus célèbres
sont :
- La bibliothèque
Al-Khalîlî
(1725)
- La bibliothèque
Saint-Georges
(1890).
- La Bibliothèque
évangélique
Française
des Antiquités
(1890)
- La Bibliothèque
Al-Khâlidiyya
(1900).
- La Bibliothèque
de l'Ecole Américaine
pour les Recherches
Orientales (1801).
- La Bibliothèque
de l'Institut
Evangélique
Allemand (1902).
- La Bibliothèque
de la Faculté
Arabe.
- La Bibliothèque
de l'Ecole Britannique
des Antiquités
(1920).
- La Bibliothèque
de la Mosquée
Al-Aqsâ
(1927).
- La Bibliotheque
du Musée
Palestinien (1928).
Tout
cela, bien entendu,
en plus des bibliothèques
privées
que pos-sédaient
certains intellectuels,
citoyens de la
ville, comme la
bibliothèque
de Abd Allah Mokliss,
celle d'Ishâq
Moussa Al-Husseïnî,
de Khalîl
As-Sakâkinî,
celle de Aref
Al'Aref
A toutes ces bibliothèques,
Il faut ajou-ter
celles qui appartiennent
à certaines
grandes familles
de la ville comme
la Bibliothèque
Al-Housseïniyya,
la Bibliothèque
Ad-Dawâdiyya,
la Bib-liothèque
d'Abû As-Sa'ûd
et la Bibliothèque
d'Al-Imâm.
D'autres
Bibliothèques
plus récentes
existent dans
les Facultés
de la ville.