Arabcin's Magazine
Areen
No.25 November 2001
La Péninsul Arabe à travers
les voyages européens
 
 

La péninsule arabe dans les cartes européenes anciennes, Fin XVe début XIXe siècle à l'institut du monde arabe à Paris du 15 septembre au 28 octobre 2001.
Les cartes présentées dans l'exposition représentent la péninsule arabe géographiquement et historiquement.

Ce sont toutes des cartes imprimées. La plus ancienne date de 1480 et les plus récentes datent au début de 19e siècle, hormis quelques cartes ottomanes des 18e et 19e siècle. Elles représentent le monde connu par les européens grâce aux grands voyages de découvertes et approfondissent les connaissances du monde déjà connu avant ces voyages. Et, elles sont progressivement devenues un instrument de connaissance et de puissance au service des grands états.

Les travaux de Ptolémée
On en retrouve une édition qui est la plus ancienne que l'on connaisse du texte de Ptolémée, date du 11e siécle et est une traduction arabe. La première édition imprimée du texte date de 1475 et la première version imprimée pourvue de cartes paraît deux ans plus tard.

Claude Ptolémée, bibliothécaire, astronome et géographe à Alexandrie au 2e siècle, laissa à l'humanité une œuvre majeur, la géographie, qu'on peut considérer comme le premier traité de cartographie scientifique et qui influença considérablement la géographie jusqu'à l'époque des grandes découvertes de la renaissance. Ptolémée n'a pas tracé de cartes, mais il donne, dans la géographie, toutes les indications nécessaries à l'élaboration d'une carte de l'œcuménée dans son intégralité et de vinght- six cartes des différentes parties du monde connu: dix pour l'Europe, quatre pour l'Afrique et douze pour l'Asie.
Les éditions se multiplièrent pendant toute la fin du 15e et le 16e siècle, avec des cartes gravées sur bois ou sur cuivre, monochromes dans un permier temps puis polychromes à partir de 1511. La plupart des éditions proviennent d'Italie, de Bâle et de Strasbourg.

On trouve deux types de versions: celles contenant les vingt- sept cartes originelles décrites dans la géographie d'un côté et de l'autre, celles contenant l'ajout de cartes modernes.
Sur les cartes de cette période, L'Arabie occupe la quasi totalité de l'espace, reléguant l'Arabie Déserte et l'Arabie Rocheuse à une étroite bande au nord de la péninsule.
Les cartes des Flandres
Cette exposition montre aussi la suprématie des Flandres dans le domaine de la géographie, dans la moitié du XVIe siècle, à travers les œuvres de Gerard Mercator et d'Abraham Ortelius. Dont le premier a publié une édition de la Géographie de Ptolémée. On trouve une projection date de 1569 de Mercator, qui allait considérablement faciliter la navigation. Ortelius est présent également à l'exposition à partir de son atlas publié en 1570.
L'Arabie représentée par Ortelius est inscrite dans le cadre plus vaste et contemporain de l'empire Ottoman qui étendit sa domination à l'Arabie après la conquête de l'Egypte en 1517, et les noms anciens sont de plus en plus remplacés par leur substituts modernes.

Ces cartes côtières et martimes manuscrites, tracées sur parchemin et dont la mise au point fut rendue possible par l'utilisation généralisée de la Boussole au 13e siècle (le plus ancien exemple connu date de 1290), sont des cartes entièrement empiriques, tracées sans projection ni latitude et longitude, couvertes de réseaux géométriques de lignes de rhumbs. Ces cartes manuscrites sont toutes originaires des grandes puissances maritimes du sud de l'Europe (Italie, Espagne puis Portugal au 16e siècle).

D'un point de vue esthétique, Mercator introduisit dans le nord de l'Europe l'écriture italique, très utilisée dans les cartes de la Renaissance et du 17e siècle et Ortelius institua la tradition qui perdura pendant la même période des cartouches ornés contenant le titre et le nom de l'auteur.
L'age d'or de la cartographie
La première moitié du 17 siècle aux Pays- Bas c'est l'âge d'or de la cartographie. Jan Jansson et les Bl?u- Guillaume et ses fils Jean et Cornelis- étaient les deux plus grands représentants de cet âge d'or de la cartographie à Amsterdam. Ainsi, les plaques de Mercator furent rachetées et re-publiées par jodocus Honduis puis par son fils Henricus et Jan jansson, avant qu'une partie ne soit revendue à la famille Blœu.

Les cartes de cette époque gagnent en clarté et surtout, un soin accru est apporté à leur aspect décoratif; la calligraphie est splendide, les cartouches de titres et d'échelle sont de plus en plus ornés et les bordures sont parfois agrémentées de personages en costume et de vues de villes dans des médaillons. On reconnaît cette dernière caractéristique sur les magnifiques cartes de l'anglais John Speed dont les plaques de cuivre étaient gravées à Amsterdam par Jodocus Hondius avant d'être renvoyées en Angleterre pour y être imprimées.
La cartographie françaises
La cartographie française connue à la deuxième moitié du XVIIe siécle, se caractérise par une production plus sobre et moins ornementée mais aussi plus rationnelle, plus scientifique et s'appuyant sur un esprit beaucoup plus critique que celle de ses prédécesseurs hollandais.

L'un des père fondateurs de la grande époque de la cartographie française est Nicolas Sanson. Cet historien de formation, originaire d'Abbeville, s'inspira d'abord de ses pairs hollandais pour finalement prendre rapidement ses distances avec leurs travaux et poser les bases d'une école française qui allait influencer considérablement le reste de l'Europe dans la seconde moitié du 17e et au 18e siècle.
On remarque dans les cartes de sanson, un souci de précision accrue et l'ajout des données géographiques les plus recentes concernant notamment les régions centrales de l'Arabie.
L'époque coloniale et la réforme de la cartographie
A la fin du 17e siècle, les Pays-Bas, la France et l'Angleterre produisent un grand nombre de cartes, nautiques notamment, pour servir leurs visées commerciales et colonisatrices.
A cette même période, on assiste aussi à la renaissance de la cartographie italienne et allemande, à l'emergence de la cartographie danoise et, fait inédit, à la naissance de la cartographie imprimée ottomane, s'inspirant essentiellement de sources arabes mais aussi occidentales.

Les français se sont les premiers de réformer la cartographie,se situant ? la pointe du progrès scientifique,avec la mise au point de méthodes comme la triangulation,la projection planimétrique,la découverte de la forme sphéroïde de la terre…
Les cartographes allemands représentent des cartes très différents. Les cartes de l'Arabie de cette époque contiennent un grand nombre de nouveautés. C'est en effet surtout dans les détails qu'on note des changements importants; ainsi la presqu'île du sinaï commence à prendre une forme proche de la réalité, de nombreuses subdivisions modernes, correspondant à la situation politique contemporaine, viennent s'ajouter ou se substituer aux divisions classiques et les zons centrales de la péninsule commencent à se remplir. Elles renseignent sur la taille des villes, les systèmes des cours d'eau, la répartition religieuse ou les routes caravanières. Ainsi que des données écrites tells que les noms des villes les plus importantes mais aussi des commentaires historiques, des noms de sultans Ottomans et même des arbres généalogiques.
Alors; l'Arabie est une région connue des occidentaux depuis la plus haute antiquité. Elle a de tout temps attisé leur imagination et leur curiosité.


- plus d'information, visitez: www.imarab.org/tem/expo

 



 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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