La
péninsule arabe
dans les cartes
européenes anciennes,
Fin XVe début
XIXe siècle à
l'institut du
monde arabe à
Paris du 15 septembre
au 28 octobre
2001.
Les cartes présentées
dans l'exposition
représentent la
péninsule arabe
géographiquement
et historiquement.
Ce
sont toutes des
cartes imprimées.
La plus ancienne
date de 1480 et
les plus récentes
datent au début
de 19e siècle,
hormis quelques
cartes ottomanes
des 18e et 19e
siècle. Elles
représentent le
monde connu par
les européens
grâce aux grands
voyages de découvertes
et approfondissent
les connaissances
du monde déjà
connu avant ces
voyages. Et, elles
sont progressivement
devenues un instrument
de connaissance
et de puissance
au service des
grands états.
Les
travaux de Ptolémée
On en
retrouve une édition
qui est la plus
ancienne que l'on
connaisse du texte
de Ptolémée, date
du 11e siécle
et est une traduction
arabe. La première
édition imprimée
du texte date
de 1475 et la
première version
imprimée pourvue
de cartes paraît
deux ans plus
tard.
Claude
Ptolémée, bibliothécaire,
astronome et géographe
à Alexandrie au
2e siècle, laissa
à l'humanité une
œuvre majeur,
la géographie,
qu'on peut considérer
comme le premier
traité de cartographie
scientifique et
qui influença
considérablement
la géographie
jusqu'à l'époque
des grandes découvertes
de la renaissance.
Ptolémée n'a pas
tracé de cartes,
mais il donne,
dans la géographie,
toutes les indications
nécessaries à
l'élaboration
d'une carte de
l'œcuménée dans
son intégralité
et de vinght-
six cartes des
différentes parties
du monde connu:
dix pour l'Europe,
quatre pour l'Afrique
et douze pour
l'Asie.
Les éditions se
multiplièrent
pendant toute
la fin du 15e
et le 16e siècle,
avec des cartes
gravées sur bois
ou sur cuivre,
monochromes dans
un permier temps
puis polychromes
à partir de 1511.
La plupart des
éditions proviennent
d'Italie, de Bâle
et de Strasbourg.
On
trouve deux types
de versions: celles
contenant les
vingt- sept cartes
originelles décrites
dans la géographie
d'un côté et de
l'autre, celles
contenant l'ajout
de cartes modernes.
Sur les cartes
de cette période,
L'Arabie occupe
la quasi totalité
de l'espace, reléguant
l'Arabie Déserte
et l'Arabie Rocheuse
à une étroite
bande au nord
de la péninsule.
Les
cartes des Flandres
Cette exposition
montre aussi la
suprématie des
Flandres dans
le domaine de
la géographie,
dans la moitié
du XVIe siècle,
à travers les
œuvres de Gerard
Mercator et d'Abraham
Ortelius. Dont
le premier a publié
une édition de
la Géographie
de Ptolémée. On
trouve une projection
date de 1569 de
Mercator, qui
allait considérablement
faciliter la navigation.
Ortelius est présent
également à l'exposition
à partir de son
atlas publié en
1570.
L'Arabie représentée
par Ortelius est
inscrite dans
le cadre plus
vaste et contemporain
de l'empire Ottoman
qui étendit sa
domination à l'Arabie
après la conquête
de l'Egypte en
1517, et les noms
anciens sont de
plus en plus remplacés
par leur substituts
modernes.
Ces
cartes côtières
et martimes manuscrites,
tracées sur parchemin
et dont la mise
au point fut rendue
possible par l'utilisation
généralisée de
la Boussole au
13e siècle (le
plus ancien exemple
connu date de
1290), sont des
cartes entièrement
empiriques, tracées
sans projection
ni latitude et
longitude, couvertes
de réseaux géométriques
de lignes de rhumbs.
Ces cartes manuscrites
sont toutes originaires
des grandes puissances
maritimes du sud
de l'Europe (Italie,
Espagne puis Portugal
au 16e siècle).
D'un
point de vue esthétique,
Mercator introduisit
dans le nord de
l'Europe l'écriture
italique, très
utilisée dans
les cartes de
la Renaissance
et du 17e siècle
et Ortelius institua
la tradition qui
perdura pendant
la même période
des cartouches
ornés contenant
le titre et le
nom de l'auteur.
L'age
d'or de la cartographie
La première moitié
du 17 siècle aux
Pays- Bas c'est
l'âge d'or de
la cartographie.
Jan Jansson et
les Bl?u- Guillaume
et ses fils Jean
et Cornelis- étaient
les deux plus
grands représentants
de cet âge d'or
de la cartographie
à Amsterdam. Ainsi,
les plaques de
Mercator furent
rachetées et re-publiées
par jodocus Honduis
puis par son fils
Henricus et Jan
jansson, avant
qu'une partie
ne soit revendue
à la famille Blœu.
Les
cartes de cette
époque gagnent
en clarté et surtout,
un soin accru
est apporté à
leur aspect décoratif;
la calligraphie
est splendide,
les cartouches
de titres et d'échelle
sont de plus en
plus ornés et
les bordures sont
parfois agrémentées
de personages
en costume et
de vues de villes
dans des médaillons.
On reconnaît cette
dernière caractéristique
sur les magnifiques
cartes de l'anglais
John Speed dont
les plaques de
cuivre étaient
gravées à Amsterdam
par Jodocus Hondius
avant d'être renvoyées
en Angleterre
pour y être imprimées.
La
cartographie françaises
La cartographie
française connue
à la deuxième
moitié du XVIIe
siécle, se caractérise
par une production
plus sobre et
moins ornementée
mais aussi plus
rationnelle, plus
scientifique et
s'appuyant sur
un esprit beaucoup
plus critique
que celle de ses
prédécesseurs
hollandais.
L'un
des père fondateurs
de la grande époque
de la cartographie
française est
Nicolas Sanson.
Cet historien
de formation,
originaire d'Abbeville,
s'inspira d'abord
de ses pairs hollandais
pour finalement
prendre rapidement
ses distances
avec leurs travaux
et poser les bases
d'une école française
qui allait influencer
considérablement
le reste de l'Europe
dans la seconde
moitié du 17e
et au 18e siècle.
On remarque dans
les cartes de
sanson, un souci
de précision accrue
et l'ajout des
données géographiques
les plus recentes
concernant notamment
les régions centrales
de l'Arabie. L'époque
coloniale et la
réforme de la
cartographie
A la fin
du 17e siècle,
les Pays-Bas,
la France et l'Angleterre
produisent un
grand nombre de
cartes, nautiques
notamment, pour
servir leurs visées
commerciales et
colonisatrices.
A cette même période,
on assiste aussi
à la renaissance
de la cartographie
italienne et allemande,
à l'emergence
de la cartographie
danoise et, fait
inédit, à la naissance
de la cartographie
imprimée ottomane,
s'inspirant essentiellement
de sources arabes
mais aussi occidentales.
Les
français se sont
les premiers de
réformer la cartographie,se
situant ? la pointe
du progrès scientifique,avec
la mise au point
de méthodes comme
la triangulation,la
projection planimétrique,la
découverte de
la forme sphéroïde
de la terre…
Les cartographes
allemands représentent
des cartes très
différents. Les
cartes de l'Arabie
de cette époque
contiennent un
grand nombre de
nouveautés. C'est
en effet surtout
dans les détails
qu'on note des
changements importants;
ainsi la presqu'île
du sinaï commence
à prendre une
forme proche de
la réalité, de
nombreuses subdivisions
modernes, correspondant
à la situation
politique contemporaine,
viennent s'ajouter
ou se substituer
aux divisions
classiques et
les zons centrales
de la péninsule
commencent à se
remplir. Elles
renseignent sur
la taille des
villes, les systèmes
des cours d'eau,
la répartition
religieuse ou
les routes caravanières.
Ainsi que des
données écrites
tells que les
noms des villes
les plus importantes
mais aussi des
commentaires historiques,
des noms de sultans
Ottomans et même
des arbres généalogiques.
Alors; l'Arabie
est une région
connue des occidentaux
depuis la plus
haute antiquité.
Elle a de tout
temps attisé leur
imagination et
leur curiosité.
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