Le
1er symposium scientifique
du document
arabe tendances et perspectives
Dés
l'aube de la civilisation
arabo-musulmane, les
Arabes ont donné
une grande importance
à la recherche
scientifique, la traduction
et la documentation,
ils ont mis aussi des
critères- base
pour l'étude
du document, en tenant
compte que le document
représente un
instrument actif pour
le service de la civilisation
humaine, et forme, dans
le vrai sens, la mémoire
et l'identité
de la nation.
Dans
ce contexte,
le Club Arabe d'Information
a organisé,
avec la collaboration
du Centre National d'Information
le 1er symposium scientifique
du document arabe, qui
s'est tenu à
Damas, capitale syrienne
entre le 14-16/10/2001.le
symposium a discuté
quatre axes principaux
traitant le processus
historique de la documentation
chez les arabes, les
services rendus par
la documentation à
la société,
la méthodologie
de la préservation
du document - le E-document,
et les expériences
pionnières des
institutions arabes
en matière de
documentation.
I-
Le processus historique
de la documentation
chez les arabes.
La première
journée a vu
la discussion de cinq
papiers scientifiques,
le premier est celui
du M. Souhail Al Malazi
(Syrie) qui a présenté
une conférence
intitulée "
les documents et les
bibliothèques
chez les Arabes ",
il a indiqué
que la culture arabe
à l'époque
pré-islamique
était une culture
orale, et les Arabes
ont connu, pratiquement,
la culture savante avec
l'Islam, et plus précisément
à l'époque
de la rédaction
du Coran sacré,
et à cette époque
l'histoire du livre,
chez les Arabes, a commencé.
Après la rédaction
du Coran, les arabes
ont donné une
importance majeure à
la rédaction
des paroles du Prophète
Mohammed (que Dieu le
bénisse et le
salue !), cette action
constituait un fait
documentaire majeur.
Après cette étape
une grande ère
de composition et de
rédaction a vu
la lumière, à
l'époque Omeyyades,
les activités
de la documentation
ont connu une grande
évolution grâce
à l'organisation
structurelle et administrative
de l'Etat arabe à
l'époque, et
l'émergence du
phénomène
scientifique de la traduction
de l'héritage
grec et indien.
Le
papier de Mm. Feryal
Al Farih (Kouwait) est
présenté
par Mm. Shada Al Aoun
par intérim.
Elle a discuté
les formes des premières
écritures arabes,
les moyens utilisés
leurs diversités
et leur variétés,
elle a traité
aussi les formes artistiques
de l'écriture
arabe qui étaient
à l'origine de
la calligraphie.
Mm.
Amina Khalil Ayoub (Jordanie)
a présenté
une description générale
des documents d'Al Qods
(Jérusalem) à
l'époque ottomane,
ces documents représentent
aujourd'hui un héritage
riche pour la recherche
scientifique et historique,
dans le même contexte
Mm. Ayoub a lancé
un appel aux intéressées
pour une action courageuse
afin de sauvegarder
le fond documentaire
d' Al Qods (Jérusalem).
Sur le même volet,
M. Ahmed Jalal Al Todmori
(Emirates Arabes Unies)
a essayé d'engendrer
les fonds documentaires
arabes dans les archives
ottomanes, il a indiqué
que ces fonds représentent
une source majeure pour
les études historiques
arabes, pour cette raison
M. Al Toudmouri insiste
à une coopération
active entre institutions
arabes pour la reconstruction
des fonds documentaires
arabes en se basant
sur les archives ottomanes.
La
quatrième participation
de cette session était
du Soudan, M. Kacem
Osmane Nour qui a présenté
un papier dans lequel
il a parlé du
processus historique
de la documentation
au Soudan, dés
la conquête arabo-musulmane
et l'influence de la
méthodologie
documentaire arabe au
sein des documents soudanais
M. Mahmoud Rammal (Liban)
était le dernier
participant a la 1er
session de la première
journée, il a
affirmé que les
documents historiques
arabes, de la période
pré- naissance
des Etats nationaux
modernes dans le monde
arabe, doivent être
aux service des chercheurs
arabes, et que leur
propriété
doit être aux
peuples arabes non aux
Etats nationaux.
II
: Internet et technologies
d'information Tendances
et techniques pour la
préservation
et la récupération
des documents La 2ème
séance était
consacrée pour
la discussion de la
documentation à
l'ère électronique,
on a présenté
trois papiers scientifiques.
M. Ibrahim Issa (Liban)
était le premier
conférencier,
il a traité les
problématiques
liées aux techniques
de conservation des
documents en montrant
le motifs d'une conservation
électronique
des documents, qui s'envisagent
par les facteurs environnementaux
et climatiques qui ont
des effets dangereux
et néfastes sur
l'état des archives,
et pour améliorer
sous point. de vue il
a donné l'exemple
des archives des législations
libanaises.
Dans
le même contexte
M. Hani Khouri (Syrie),
a indiqué que
le futur de la publication
est déjà
décidé,
" la publication
électronique
est la publication du
demain " c'est
la formule absolue attestée
par M. Khouri qui a
cité de nombreux
avantages des livres
électroniques
soit dans les champs
du circuit de l'information
ou dans les champs d'investigation.
M.
Bachar Abbas
(Arabcin)
a traité, dans
son papier intitulé
" le document électronique..
La préservation
et la récupération
", la nécessité
du bon usage des technologies
d'information et de
communications et la
nécessité
d'une mentalité
scientifique chez les
documentalistes arabes
pour assimiler les développements
techniques et les besoins
progressifs d'information.
Il a insisté
que le document électronique
sera bientôt une
réalité
évidente dans
les archives modernes
et on peut trouver dans
ce contexte tous les
éléments
de protection juridique
et intellectuelle, et
nous pouvons aujourd'hui
faire une démonstration
de ces éléments
qui font partie des
avantages de la protection
" technologique
" du E-document.
III
Le document au service
de la société C'était
le titre de troisième
thème discuté
au cours de ce symposium,
on a présenté
dans ce niveau neuf
papiers, le premier
était du célèbre
artiste Ghazi Al Khaldi
(Syrie), dans son papier
intitulé "
la documentation de
l'art et l'identité
du patrie ", M.
Khaldi a cité
les trois axes fondamentaux
du document (le numéro,
le lieu et la date),
le premier est nécessaire
pour une vérification
et une recherche méthodique,
tandis que le lieu éclaire
la description géographique
et enfin la date qui
indique un processus
historique bien déterminé,
il a cité comme
exemple le tableau triomphal
du Saladin à
Jérusalem lors
de sa victoire, ce tableau
historique donne une
description merveilleuse
du lieu, c'est Jérusalem,
et dans le même
sens indique une phase
historique Bien déterminé.
M.
Bourjes Azzam (Syrie)
a présenté
une étude méthodique
traitant " les
règles de vérification
des documents ",
il a donné une
description générale
du document en démontrant
les détails juridiques
et formels nécessaires
pour un document valable
pour des archives officiels.
La description de M.
Azzam n'est valable
que pour les archives
modernes mais une recherche
historique ne donne
pas forcement les mêmes
résultats, c'est
avec M. Ahmed Al Mouhamed
(Centre National d'Information)
que toutes sortes d'écriture
ancienne et dans toutes
ses formes constituent
des fonds archivistiques
précieux, ces
archives ont joué
un rôle très
important dans "
le dialogue des civilisations
" en transmettant
les connaissances humaines
d'une population à
une autre sur le long
de l'histoire humaine,
dans ce contexte, M.
Al Mouhammed a présenté
une analyse méthodique
à propos les
documents et leur rôle
dans la civilisation
arabo-musulmane dés
les premiers essaies
du traduction.
Sur
le même volet,
M. Ameur Ibrahim Qandilji
(Iraq) a lancé
un appel pour un investissement
créatif des potentialités
des technologie, d'Information
afin que les documents
assument leur rôle
scientifique, et pour
une meilleur exploitation
des connaissances humaines.
Pour
la même raison,
M. Moustapha Ariche
(Algérie) a affirmé
que les procédures
réglementaires
et législatives
dans le domaine des
archives ont une importance
majeure pour la relation
: production des documents
- profiteurs (exploitation).
Le libanais Ghassan
Hamza Sennou, a soutenu
cette idée, et
il a donné l'exemple
des documents du cour
légal de tyre.
Dans un autre sens,
M. Ahmed Al Anzaoui
(Syrie) a traité
le sujet du propriété
intellectuelle et les
mesures protectifs de
cette propriété
au domaine de documentation,
et il a noté
que la conscience morale
joue le rôle le
plus important sur ce
volet.
L'avant
dernier papier de ce
thème était
présenté
par le Syrien Ali Rahhal
traitant la problématique
du rôle du document
en domaine des lois
internationales, il
a noté que les
règles internationales
sont à l'origine
des documents affirmés
par des Etats, et il
a lancé un appel
pour enrichir et améliorée
les fonds documentaires
par les divers documents
concernant les traités,
les accords entre pays
pour les mettre en vigueur
au service des décideurs.
Sur le même volet,
M. Bechir Qawadiri (Centre
National d'Information)
a présenté
une démonstration
analytique tenant les
règles juridiques
et la protection des
documents.
IV
les expériences
pionnières en
domaine de conservation,
organisation des fonds
des archives et la formation
des archivistes Au cours
du dernier thème
du colloque on a présenté
douze papiers, M. Mounir
Al Ajizi (l'Organisation
de la Ligue Arabe pour
le Développement
Agraire),
a parlé du rôle
majeur de l'organisation
dans le domaine de la
documentation agraire
et la formation des
spécialistes
pour organiser et gérer
les fonds documentaires.
Ces spécialistes
présentent des
services aux institutions
arabes spécialisés
tel que le soutient
technique et le renfort
des liens coopératifs
en domaine d'information
agraire arabe.
Mme. Daad Al Hakim (Syrie)
a parlé du "
branche régionale
arabe des documents
" (branche liée
au Conseil International
des Archives) en éclairant
le processus historique
de la branche et son
rôle actif au
domaine des connaissances
documentaires.
L'expérience
documentaire du ACSAD
(Centre Arabe
pour les Recherches
des Zones Arides) est
présentée
par M. Anwar Bydhoun,
M. Mazen Abou Abdallah
et M. Mazen chehabi,
ils ont donné
un compte-rendu des
activités archivistiques
du Centre et son rôle
en faveur du coopération
et coordination entre
institutions arabes
spécialisés.
M. Imad Abou Aid (Jordanie)
a représenté
la fondation de Abdel
Hamid Shouman, M. Abou
Aid a fait une démonstration
visuelle du thesaurus
organisé et développé
en collaboration entre
la fondation et le Centre
de Jomaa Al Majid (Emirates
arabes Unies) élaboré
en trois langues
(l'Arabe,
l'Anglais et le Français)
le thesaurus est
aujourd'hui au service
des archivistes et des
bibliothécaires
arabes.
Mm.
Khouloud Al Masri, et
M. Ahmed Al Rifai, ont
présenté
l'expérience
du " Centre National
d'Information et de
Documentation agraire
" (Syrie) ils ont
affirmé que le
centre représente
aujourd'hui une banque
de données réservées
à la production
intellectuelle en matière
d'agriculture en Syrie.
Le
ministère de
la Santé (Syrie)
a présenté
aussi son réseau
documentaire, M. Mahmoud
Al Dirani a parlé
dans son papier, des
avantages des archives
électroniques,
et l'exploitation de
ce réseau dans
toutes les zones syriennes.
A l'échelle arabe,
M. Mohammed Bahis (Palestine)
a présenté
une étude expérimentale,
traitant la réalité
des fonds documentaires
en Palestine occupée,
les difficultés
majeures causées
par l'occupation israélienne
et il a lancé
un appel pour une action
collective afin de sauvegarder
les archives et les
moments historiques
de la Palestine.
Mme
Mouna Al Achquar et
M. Mahmoud Rammal (Liban)
ont présenté
deux papiers: le premier
traite, la conservation
de l'histoire libanaise
à travers les
comptes rendus du parlement
et le deuxième
est consacré
pour "Les techniques
modernes et le document
juridique, l'exemple
de la documentation
du journal officiel
", les deux papiers
éclairent une
expérience bien
développée
et typique pour des
archives professionnelles
sur le même volet,
M. Hilal Natout (liban)
a parlé dans
son papier du processus
historique du Journal
" Beyrouth "
dans la presse libanaise,
il a affrimé
la nécessité
d'un journal- porte-
parole du gouvernement,
car les événements
gouvernementaux constituent
l'histoire du pays.
Mme.
Nabila Bitar (Liban)
a présenté
l'expérience
du dar Annahar (le célébre
quotidien libanais)
au domaine des archives
éléctroniques,
en démontrant
le circuit d'information
dans le réseau
du journal et les mesures
prises pour rendre les
services à distance
au public.
Le
dernier papier, était
de M. Abou Al Saoud
Ibrahim (Egypte), qui
a exposé le tableau
génial du processus
historique de la Fondation
Al Ahram la plus ancienne
et la plus célébre
fondation dans le monde
arabe en matière
de documentation, de
recherches et de presse,
M. Ibrehim a illustré
le technique des archives
et des services rendus
par Al Ahram et leur
rôle catalyseur
dans le secteur documentaire
egyptien.
Après
avoir achevé
les travaux, les conférenciers
et les représentants
des institutions ont
proposé des idées
sous forme de recommendations,
afin que l'Assemblé
générale
du Club Arabe d'Information,
les affirme dans le
communiqué finale.