Concevoir
les évolutions
scientifiques, et implanter
les techniques d'information
et de documentation
nécessite une
formation pratique et
théorique permanente..
Au
cours des travaux de
premier séminaire
scientifique sur le
document arabe, on a
rencontré un
nombre des participants
bien connus dans le
monde arabe, ils ont
contribué avec
vivacité dans
les champs des documents
et des archives, soit
sur le plan de production
intelectuelle théorique
ou sur le plan pratique
manifesté par
une contribution éfficace
aux conférences
régionales et
internationales traitant
le même sujet.
Les
experts que nous avons
recontrés sont
: Dr. Ameur Qandilgi,
ex-directeur général
de la Maison des documents
en Iraq, professeur
en matière d'information
et bibliothèque
à l'Université
de Al Mustansiria Baghdad.
Dr.
Kacem Osman Nour, doyen
des Sciences bibliothèques
et d'information à
l'Université
de Jouba - Khartoum.
M.
Mohd. Bahis, Directeur
Général
du Centre des archives
nationales palestiniennes
M. Imad Abou Aid, Directeur
de la Bibliothèques
de Adel Hamid Shuman
(Jordanie) et le Président
du Section du Arabcin
en Jordanie.
M.
Moustapha Ariche, Directeur
d'échanges et
du développement
dans la Directrice Générale
des Achives algériennes.
Nous
proposons dans ce numéro
trois (3) interviews
(M. Qandilgi), M. Nour,
M. Bahis) et dans le
prochain numéro
on publiera les autres.
M.
Ameur Ibrahim Qandilgi-
Iraq
A:
Nous observons qu'il
y a une confusion entre
les différents
concepts (documentation,
archives) comment peut-on
définir le document?
Et peut-on éclairer
son rôle dans
le processus historique
des nations? M.
Qandilgi:
Le terme "document"
en général,
désigne toute
source d'information
quelque soit sa forme.
Mais lorsqu'on parle
du document au sens
d'archives nous désignons
à ce moment là,
les documents conservés
dans des centres d'archives,
donc le document d'archives
porte des informations
historiques et juridiques
ces informations étaient
une foi une matière
vitale entre les individus
et les institutions
et entre les institutions
elles- mêmes.
Il faut noter dans ce
contexte que le terme
"archives"
est un mot d'origine
gréque et il
désigne les sources
d'information utilisées
par les individus et
les institutions, ces
informations sont qualifiés
d'une valeur juridique
ou politique.
A: M Quandilji, pouvez-
vous nous parler des
caractères des
documents arabes? M.
Qandilgi:
Dans le vrai
sens, nous ne trouvons
pas des caractères
spécifiques pour
les documents, mais
nous parlons de la richesse
et la diversité
culturelle et scientifique
de la civilisation arabe
depuis des milliers
des années, et
à ce moment là
les documents arabes
occupent une place majeure
dans l'histoire humaine.
A: Il y a des voix aujourd'hui
qui indiquent que le
rôle de documentaliste
est dévalorisé
à cause des nouvelles
technologies M.
Qandilgi:
Absolument non,
le rôle de l'être
humain restera toujours
inevitable et décisif,
c'est le documentaliste
qui va traiter les documents
et c'est lui qui va
dicter l'importance
des documents, et qui
va rédiger les
résumés
Nous pouvons dire donc
que les technologies
modernes- y compris
les technologies digitales-
ont développé
le rôle du documentaliste,
comme un être
humain.
A: Le musée de
L'Ouvre, par exemple,
renferme une collection
magique des objets appartenant
aux villes légendaires
tel que Mari, Babilon,
comment peut- on activer
la mémoire des
générations
de ce que doit la culture
humaine aux arabes? M.
Qandilgi:
Effectivement,
il faut agir dans tous
les sens pour mettre
en vigueur une conscience
collective chez nos
générations
actuelles et futures
de l'importance de notre
civilisation pré-
Islamique et islamique
et dans tous les domaines
scientifiques, culturels
etc...
A: Vous avez participé
au 1er séminaire
du document arabe. Pouvez-
vous nous parler de
vos impressions. M.
Qandilgi:
Le séminaire
représente une
grande importance sur
le plan personnel, je
remercie bien dans cette
occasion Le Club Arabe
d'Information et Le
Centre National d'info
pour ces énormes
efforts. Je croie que
le Club Arabe d'Info
a pu construire un nud
très fort pour
une base scientifique
en faveur des spécialistes
arabes au domaine d'information,
il faut agir maintenant
pour activer les résultats
scientifiques et pratiques
du séminaire.
Kacem
Osman Nour Sudan
A-
Pouvez vous M Nour,
nous parler de vos impressions
autour le 1er séminaire
scientifique du document
arabe ?
Nour: je note d'avantage
que cette initiative
proposée par
le Club Arabe d'Info
est qualifiée
de majeur approbation
par les documentalistes
et les archivistes arabes,
le plus important dqns
ce contexte.ce sont
les circonstqnces qui
ont engendrée
ce seminaire, c'est
la célébration
de la journée
du Document Arabe, le
17 Octobre comme une
journée annuelle
arabe, cette occasion
a prouvé que
le Club Arabe d'Info
joue aujourd'hui le
rôle motrice dans
les activités
des archivistes et des
documentalistes arabes,
et cela explique notamment
la decision de l'adoption
de cette journée
prise par l'Organisation
de la Ligue Arabe pour
l'Education, La Culture
et les Sciences (ALECSO).
Le papier scientifique
que j'ai presenté
au seminaire, a traité
les premiérs
documents arabes au
Sudan et on a fait une
comparaison structurelle
et méthodique
entre les differents
documents, on a constaté
une uniformité
profonde entre ces documents,
cette rassemblance est
expliquée par
l'uniformité
des écoles arabo-islamiques
en matière de
méthodologie,
ce phenomène
a donné une spécificité
a la documentation soudanaise
en général.
A- M. Nour, pouvez-vous
nous donnez une définition
bien determinée
pour le document. M.
Nour:
mon avis, je
crois que la définition
du document ne sera
jamais limitée,
parce qu'il est evident,
que dans les champs
des sciences humaines
on ne trouve jamais
des déterminations
qui sont pareilles à
ceux des sciences exactes,
mais en tout cas, nous
pouvons definir le document
comme le suivant : le
document est toute matière
renfermant des onformations
ecrites, visielle ou
auditive.
A : Nous entendons de
temps en temps d'un
processus historique
des archives à
la civilisation arabo-musulmane,
pouvez vous nous parlez
de ces archives et ce
processus en bref ? Mr.
Nour:
les arabes ont
connu la structure administative
dés l'âge
des premiers califes,
Omar ben Al Khatab,
c'est le premier calife
qui a inventé
un circuit administratif
pour le jeune Etat arabe
environ les années
vingt de l'hegerie.
Il a construit le registre
et le corps de l'armée,
et une dévision
administrative specialisée
en conservation des
archives. Après
l'expansion de l'Etat
arabo-islamique, les
califes ont donné
une grande importance
aux rédacteurs
et aux " archivistes
" ceux qui gérent
le circuit de courrier.
Il faut noter dans ce
contexte que ces fonctionnaires
étaient l'élite
intellectuelle à
l'epoque.
A : M. Nour, la Maison
Nationale des Documents
en Sudan est l'une des
plus anciennes institutions
des archives et des
documents dans le monde
arabe, forme-t-elle
aujourd'hui un pivot
pour les documentalistes
arabes ? M.
Nour:
En point de
vue historique, la Maison
Nationale des Documents
en Sudan était
la 2ème institution
de son genre dans le
monde arabe aprés
la Maison Nationale
des Documents en Egypte,
elle est donc fondée
à Khartoum en
1916, à l'époque
du mandat britanique,
nommée dans ce
temps par : " la
Bibliothèque
des Archives "
elle avait comme but
la conservation des
archives du gouvernement
on a ajouté après
une période les
archives d'etat de sonnar
et " l'Etat de
Mahdi " et "
l'Etat de l'or ",
cette bibliothèque
était dérigée
par un britanique qui
s'appele M. Holder en
premier temps puis Md.
Ibrahim Abou Salim qui
a fait des grands efforts
au cours de 40 ans pour
developper la structure
et les activités
de cette Maison, nous
nous souvenons bien
que la Maison National
des Documents en Sudan
a joué un rôle
très important
lors des négociations
entre l'egypte et les
occupants israélites
pour l'affaire de "
Taba ".
La maison a joué
aussi un rôle
très important
pour former les jeunes
archivistes en Sudan
et ailleurs.
M.
Mohammed Bahis- Palestine
A:
Il est évident
que le secteur des archives
et de documentation
souffre- comme les autres
secteurs- de beaucoup
de problèmes
causés par l'occupation
israélienne,
pouvez- vous nous citer
la situation actuelle? M.
Bahis:
Comme vous avez
noté le secteur
des archives en Palestine
occupée souffre
depuis longtemps des
majeurs problèmes,
1erment les archives
de la Palestine occupée
sont dispersées
tel que le peuple palestinien
qui est aussi dispersé
dans le monde.
2ément- La violation
permanente des documents
palestiniens par les
forces d'occupation
israélienne.
Comme vous savez les
israéliens font
beaucoup d'effort pour
manipuler les vérités
sur terre, et pour détruire
la mémoire de
notre peuple et pour
atteindre ces buts,
il faut donc détruire
les documents, les manuscrits,
les monuments historiques
Je note dans ce contexte
que les documents conservés
dans les institutions
islamiques ou chrétiennes
en Palestine sont assurés
et bien gardés.
A : Vis-à-vis
la violation israélienne
de la mémoire
de la Palestine et du
peuple palestinien,
Quel est le rôle
des institutions des
archives régionales
et internationales?
M.
Bahis:
Il est très
claire pour tout le
monde que Israël
rejette toutes les résolutions
et les propositions
des organisations gouvernementales
et O.N.G. donc le rôle
de ces institutions
n'a jamais atteint ses
buts.
En tout cas, les institutions
de l'Organisation de
Libération Palestinienne
(OLP) ont joué
un rôle très
actif dés les
années 1960,
pour faire face à
l'agression et à
la violation israélienne,
et pour maintenir les
droits fondamentaux
et légaux du
notre peuple, dans ce
contexte
L'O.L.P.
a inventé des
institutions spécialisées
en matière des
archives et de documentation
dans la Palestine occupée
et ailleurs dans les
pays arabes et dans
le monde.
A: Dernièrement
Israël a pillé
la Maison d'Orient à
Al Qods
(Jérusalem)
quelles sont les circonstances
de cette violation?
M.
Bahis:
Le Pillage et
la violation de la Maison
d'Orient- comme un symbole
de l'identité
palestinienne à
Al Qods- est considéré
comme une continuité
prévue de la
politique d'oppression
et d'occupation israélienne.
Alors il n'y a pas un
nouveau sur ce plan,
Israël a fait tout
ce qui est possible
pour humilier notre
peuple et détruire
sa mémoire, mais
elle n'a pas pu détruire
notre volonté
et nos droits historiques
concrétisés
par des milliers des
documents et des milliers
des monuments et un
géant héritage
culturel et linguistique
oral.
A la maison d'orient,
Israël a violé
des documents très
précieux et rares
concernant la ville
sainte et ses citoyens,
ces documents montent
à l'époque
ottoman et sous mandat
britannique et à
l'époque contemporaine.
On a protesté
chez un grand nombre
des organisations internationales
telles que L'UNESCO,
le Conseil International
des Archives pour une
campagne internationale
afin de mener une chaîne
de pression contre le
gouvernement israélien
afin de récupérer
nos documents.
A: Les mécanismes
de coopération
et de coordination en
matière de documentation
entre les institutions
arabes spécialisées,
est- elle suffisante? M.
Bahis: Certainement
il faudra des grands
efforts et des grands
manuvres pour
atteindre une situation
parfaite au domaine
de coopération
entre institutions arabes
spécialisées
en matière de
documentation et des
archives, et je croit
sincèrement que
le séminaire
du document arabe constitue
une vraie tentative
sur le bon chemin.
M.
Imad Abou Aid (Jordanie)
A:
M. Abou Aid, vous avez
participé aux
activités du
premier séminaire
du document arabe, pouvez
vous nous parler de
vos impression?
Abou
Aid:
sur le plan organisationnel,
je crois quil
est parfait, et dans
ce contexte je remercie
bien le C.A.I. et le
NICE pour cette initiative
créative, et
surtout ce qui concerne
la déclaration
dune journée
annuelle pour le document
arabe et sur la plan
de la participation,
il est evident quon
a vu une participation
massive et diverse,
plusieurs experts de
differents pays arabes
ont enrichi ce polémique
scientifique, on a remarqué
aussi la présence
massive des interressants,
des chercheurs et des
étudiants, ce
qui a donné au
symposium un grand succés. A:
Avez vous présenté
des propositions déterminées
au symposium?
M.
Abou Aid: Certainement,
les questions de la
documentation dans le
monde arabe concernent
tous les pays arabes,
dune part, il
faut donc organiser
ce genre de symposium
successivement dans
les capitales arabes
pour mobiliser les potentialités
à une manière
active; Dautre
part il faut élargir
notre champ de communication
avec les Institutions
spécialisées
en matière dinformation
et de documentation,
renforcer les efforts
déployés
dans le domaine de publication,
donner une importance
majeure aux technologies
dinformation et
de communications.
Ces volets nous forment
une base dappuie
très forte pour
consolider le secteur
dinformation dans
le monde arabe. A:
Quels sont les grands
défis qui font
face aux efforts menés
par les institutions
arabes spécialisées?
M.Abou
Aid: Sans doute
les probléme
de nature technique
et les problémes
liés à
la question de formation
du cadre humain spécialisé,
si nous pouvons déborder
ces deux problèmes
je crois que le secteur
de la documentation
dans le monde arabe
sera bientôt dans
le bon chemin, il est
evident, pour atteindre
ce but, il faut agir
pour consolider tous
les axes de cooperation
et coordination entre
pays arabes et il faut
aussi envisager les
profits que nous pouvons
gagner dune ivestissement
dans le secteur dinformation.
M.
Moustapha Arriche (Algerie)
A:
M. Arriche, vous avez
participé aux
activités du
premier séminaire
du documnent arabe,
Pouvez- vous nous évaluer
le rôle prétendu
de ce séminaire
en faveur de lactivation
des élément
de documentation dans
le monde arabe? M.A:
Tout dabord, il
faut bien exploiter
ces rencontres qui doivent
être périodiques,
portant des thèmes
variants sur le volet
de la documentation,
avec une participation
massive des experts
arabes, à ce
moment là, il
faut consolider léchange
des idées, des
expertises, et améliorer
lidée de
cooperation entre pays
arabes en matière
de documentation, et
surtout avec ceux qui
ont atteindu un progrés
remarquable dans ce
domaine.
Pour cette raison, il
faut mobiliser nos efforts
pour renforcer et approfondir
les aspects scientifiques
de ces rencontres, pour
être dans la bonne
voie du développement
et du progrés. A:
Que peut- on faire pour
être dans la bonne
voie? M.A.:
Il faut investir dans
le domaine de la formation
scientifique et professionnelle.
Et dans ce cadre, il
faut se profiter des
organisations internationales
et régionales
qui travaillent dans
les champs dinformation
et de documentation,
je crois, que la plupart
des pays arabes nont
donné aucune
importance au sécteur
de la documentation,
ils se sont interessés
aux questions économiques
sans savoir que linformation
et la documentation
représente le
pivot vital pour une
vraie économie.
Or le progrés
et le développement
dun sécteur
dinformation actif
doivent être soutenu
par une formation et
une formation continue
des potentielles humaines. A:
Que pensez vous de la
réalité
actuelle de cooperation
entre pays arabes? M.A.:
Actuellement, il faut
parler premièrement
de la responsabilité
des pays arabes avancés
dans ce domaine, ces
pays doivent soutenir
les autres en matière
de formation et déchange
dinformation et
dexpertise, je
cite ici lexemple
de la Tunisie, de lAlgerie
de lEgypte et
de lArabie Saoudite,
mais il y en a dautres
pays qui souffrent dune
incapacité sur
ce plan scientifique
et matiériel.
En second lieu, il faut
moderniser les lois,
les régles et
les législations
concernant les documents
dans les pays arabes,
soit pour faciliter
la consultation des
fonds par les chercheurs
et les étudiants,
ou pour affirmer limportance
du document et son rôle.
A:
Lhéritage
documentaire dans le
monde arabe est très
riche, très divers,
et cette diversité
lui donne une place
unique dans le monde.
Comment peut- on exploiter
cet héritage
pour envisager les aspects
culturels et civilisataires
de la nation arabe?
M.A:
Avant tout, il faut
agir pour maintenir
notre héritage
documentaire, et il
faut lindexer,
et le mettre au service
des chercheurs et des
étudiants à
laide des technologies
dinformation et
de communications à
ce moment là
on peut envisager ces
aspects.
Il est evident que ce
projet nécessite
un grand budget, mais
ce qui est evident aussi
que le développement
de nos sociétés
nécessite aussi
une large base dinformation.
A:
M.Arriche, pouvez vous
nous donner une idée
générale
sur la réalité
du secteur des archives
et de la documentation
en Algerie? A.M.:
Pour ce qui concerne
la documentation en
Algerie, je crois que
ce secteur est entré
dans sa deuxième
phase, la première
est caracterisée
par limplantation
et lédification
des immeubles convenables
pour conserver les archives,
la deusième phase
est consacrée
dune côté
à inventer les
régles et les
legislations modernes
afin dorganiser
les mécanismes
archivistiques, et dautre
côté on
a travaillé pour
la formation locale
du cadre humain pour
accomplir les taches
destinées.